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Des avenues larges comme des places, des façades à colonnes blanches, et au bord de la Svislotch les maisons colorées du vieux faubourg de la Trinité. Minsk, la capitale du Bélarus (la Biélorussie, comme on dit encore souvent en France), est une ville calme, soignée et pleine de parcs, qui se découvre sans hâte et à pied.
Pourquoi y aller
Minsk a été en grande partie reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, et c'est ce qui fait son caractère : un centre dessiné d'un seul geste, avec ses perspectives, ses jardins et ses grands immeubles à colonnades, que l'on parcourt sans jamais se sentir à l'étroit. Au milieu de cet ensemble monumental, quelques quartiers anciens ont été patiemment restaurés, et c'est là que la ville devient intime.
C'est aussi la porte d'entrée d'un pays de forêts, de lacs et de châteaux. À moins de deux heures de route, Mir et Niasvij, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, racontent l'histoire des grandes familles de l'ancien grand-duché de Lituanie, les Radziwill en tête. Le russe est compris partout, et nous vous accompagnons en français du premier au dernier jour.
Ce qu'on y voit
La ville se marche, de la vieille ville aux grandes avenues ; les châteaux demandent une journée de plus, et la valent.
Troïtskoïé, le plus ancien quartier de la ville, sur la rive de la Svislotch : des maisons basses aux façades colorées, rebâties dans leur style d'autrefois, des ruelles pavées, des cafés et de petites boutiques. C'est par là que nous commençons, le premier matin.
La grande artère de Minsk, bordée d'immeubles d'après-guerre dans le style que l'on appelle « Empire stalinien » : corniches, colonnes, statues et arcades. On la remonte à pied, de place en place, et l'on mesure l'ambition de la ville reconstruite.
Un immense diamant de verre posé au bout de l'avenue de l'Indépendance, inauguré en 2006 : un rhombicuboctaèdre, pour les amateurs de géométrie. On monte à la terrasse panoramique du sommet pour voir tout Minsk, et le soir sa façade s'illumine de milliers de diodes.
Un îlot sur la Svislotch, relié au faubourg de la Trinité par une passerelle. Une petite chapelle, entourée de statues de mères, de sœurs et de veuves en deuil, y rend hommage aux soldats biélorusses tombés en Afghanistan. Un lieu de recueillement très simple, où les jeunes mariés de Minsk viennent le jour de leurs noces.
Sur la colline de la ville haute, ses deux tours blanches dominent la rivière. Ancienne église baroque du XVIIe siècle, c'est aujourd'hui la grande cathédrale orthodoxe de Minsk ; elle garde l'icône vénérée de la Mère de Dieu de Minsk.
L'église Saints-Simon-et-Hélène, toute de brique rouge, se dresse sur la place de l'Indépendance depuis 1910. Un propriétaire terrien l'a fait bâtir en mémoire de ses deux enfants, Simon et Hélène, morts jeunes : on l'apprend sur place, et l'on ne regarde plus la façade de la même façon.
À environ une heure trente de route, une forteresse de brique rouge et de pierre blanche aux tours crénelées, élevée au XVIe siècle et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ses salles restaurées et son étang en font la plus belle excursion depuis Minsk.
La résidence des princes Radziwill, à une trentaine de kilomètres de Mir : un palais entouré d'étangs et de parcs, lui aussi classé par l'UNESCO, et tout près l'église du Corpus Christi, où reposent des générations de la famille. Les deux châteaux se visitent dans la même journée.
Les draniki, galettes de pommes de terre dorées à la poêle, que l'on trempe dans la machanka, un ragoût de porc à la crème aigre ; les kolduny farcis, les soupes froides de l'été et le kvas. Une cuisine de campagne, généreuse et réconfortante, que nous vous faisons goûter à table plutôt qu'en vitrine.
Quand partir
Un printemps doux, un bel été, un automne doré, un hiver de neige. Voici, franchement, ce que chaque saison réserve.
Avril – mai
La ville reverdit d'un coup : les parcs qui suivent la Svislotch s'animent dès les premiers beaux jours, et les terrasses rouvrent. Des journées douces, encore fraîches le soir.
Juin – août
Il fait bon, les jours sont très longs et les parcs pleins de monde. La meilleure saison pour associer la ville et les châteaux de Mir et de Niasvij, dont les jardins sont alors à leur plus beau.
Septembre – octobre
La lumière dorée sur les façades de l'avenue de l'Indépendance, les arbres qui rougissent et le calme revenu. Notre saison préférée pour la marche, avant les premiers froids.
Décembre – février
Froid et souvent sous la neige, mais la ville reste agréable : les illuminations des fêtes, les musées et les cafés bien chauffés. Un court séjour d'hiver se marie très bien avec Moscou.
En pratique
Il n'existe pas de vol direct depuis la France : on passe par une escale, ou l'on arrive depuis Moscou, en une nuit de train ou en un peu plus d'une heure de vol. Nous cherchons avec vous l'itinéraire le plus simple depuis votre ville.
Le centre se parcourt très bien à pied, et le métro de Minsk, propre et facile, relie les quartiers. Pour Mir et Niasvij, la voiture avec chauffeur est comprise dans nos programmes.
Deux jours pour la ville, un troisième pour les châteaux de Mir et de Niasvij. Avec quatre jours, on flâne, et l'on voit tout sans courir.
La monnaie est le rouble biélorusse, distinct du rouble russe. Les moyens de paiement dépendent des cartes et des banques : nous vous disons avant le départ comment régler sur place, et combien prévoir.
Côté formalités, le Bélarus a ses propres règles, distinctes de celles de la Russie, et elles évoluent d'une année à l'autre : nous vous renseignons sur les formalités au moment de construire le voyage, selon votre nationalité et votre itinéraire.
Minsk se combine naturellement avec Moscou, une nuit de train plus loin : la grande capitale russe d'abord, puis une capitale plus paisible et ses châteaux. C'est un voyage que nous construisons volontiers à vos dates.
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Votre voyage au Bélarus
Deux étapes, deux minutes. Nous vous répondons sous 48 heures ouvrées, en français, par une personne de l'agence. Aucun paiement n'est demandé à cette étape.