Accueil Destinations Pskov et Pskovo-Petcherski
Des murs de calcaire gris au confluent de deux rivières, des églises blanches trapues sous de petits clochers à arcades, et, à cinquante kilomètres, des moines qui descendent chaque jour dans des grottes de sable. Pskov est la Russie de la frontière ouest, à une heure de route de l'Estonie, celle qui a passé des siècles à se défendre et qui en a gardé la sobriété.
Pourquoi y aller
Pskov a été une république marchande, sœur cadette de Novgorod, puis le bastion occidental de la Moscovie face aux chevaliers livoniens, aux Polonais et aux Suédois. Elle a bâti en conséquence : des remparts épais, et des églises de pierre locale, basses, sans ornement inutile, que l'UNESCO a inscrites en 2019 sous le nom d'églises de l'école d'architecture de Pskov. Le centre se parcourt à pied, et l'on y croise peu de visiteurs étrangers.
Autour, la région tient trois visites qui justifient à elles seules le voyage : le monastère des Grottes de Petchory, l'un des rares monastères russes restés ouverts sans interruption pendant toute la période soviétique ; la forteresse d'Izborsk, sur son promontoire au-dessus d'une vallée de sources ; et, plus au sud, le domaine où Pouchkine a écrit une partie de son œuvre. Il faut une voiture et un peu de temps, mais les distances restent courtes.
Ce qu'on y voit
Le kremlin en fin de journée, depuis l'autre rive de la Velikaïa : c'est la vue que les Pskoviens montrent en premier.
Le Krom, comme on l'appelle ici, occupe la pointe entre la Velikaïa et la Pskova. Ses murs de calcaire enserrent la cathédrale de la Trinité, achevée en 1699, dont le bulbe doré se voit de toute la ville.
Une architecture de calcaire chaulé, aux volumes simples, aux clochers-murs percés d'arcades où pendent les cloches. Dix ensembles sont classés à l'UNESCO, dont le monastère de Mirojski et ses fresques du XIIe siècle, parmi les plus anciennes conservées en Russie.
Fondé officiellement en 1473 autour de grottes creusées dans le sable, il descend en contrebas de la ville, derrière une enceinte crénelée. Les moines y vivent toujours, et l'on visite les galeries où reposent des milliers de défunts, à la bougie, avec un moine pour guide.
À une trentaine de kilomètres de Pskov, des murs du XIVe siècle sur un éperon rocheux, et en contrebas les sources de Slovénie qui sortent de la falaise en douze filets d'eau. Un des paysages les plus calmes de la région.
Le domaine familial de Mikhaïlovskoïé, où Pouchkine fut exilé en 1824 et écrivit Boris Godounov, les propriétés voisines de Trigorskoïé et Petrovskoïé, et sa tombe au monastère de Sviatogorsk. À un peu plus de cent kilomètres au sud de Pskov : une journée entière.
Le long de la Velikaïa, en amont du centre, un monastère aux fresques du XIVe siècle et une promenade de berges que les habitants fréquentent plus que les touristes. Le bon endroit pour voir comment vit la ville.
Quand partir
Les excursions se font à la campagne, en voiture et à pied : la belle saison est la plus confortable.
Avril – mai
Les rivières montent, la campagne verdit tard, vers la mi-mai. Peu de visiteurs, et une lumière très claire sur les murs de calcaire.
Juin – août
Les journées sont longues, il fait doux, rarement très chaud. C'est la saison de Pouchkinskié Gory, quand les parcs des domaines sont les plus beaux, et aussi celle où Petchory voit le plus de pèlerins.
Septembre – octobre
Septembre est idéal : les forêts autour d'Izborsk jaunissent, le temps reste sec. Octobre devient pluvieux et les jours raccourcissent vite.
Décembre – mars
Un hiver humide plus que glacial, entre moins cinq et moins dix, avec peu de lumière. Le monastère de Petchory sous la neige est très beau, mais les routes de campagne demandent de la prudence.
En pratique
Un train de nuit quotidien depuis la gare de Léningrad, à Moscou, environ douze heures ; quelques vols par semaine, autour d'une heure et demie. Depuis Saint-Pétersbourg, la Lastotchka met trois heures et demie à quatre heures. Nous prenons les billets avec vous.
Pskov se visite à pied. Pour Petchory, Izborsk et Pouchkinskié Gory, il faut une voiture avec chauffeur : les bus existent mais ne permettent pas de tout enchaîner. Petchory est à quelques kilomètres de la frontière estonienne : passeport sur soi, et on ne s'approche pas de la ligne.
Trois jours au minimum : un pour la ville, un pour Petchory et Izborsk, qui se font ensemble, un pour Pouchkinskié Gory. Quatre si l'on veut prendre son temps.
Les cartes bancaires européennes ne fonctionnent pas : emportez des espèces, euros ou roubles. Au monastère, prévoyez de la monnaie pour les cierges, et une tenue correcte : foulard et jupe pour les femmes, épaules et jambes couvertes pour tous.
Pour les papiers : Pskov n'est qu'à une heure de route de l'Estonie, mais ce poste-frontière n'est pas celui par lequel on arrive en général, et l'on entre presque toujours par Moscou ou Saint-Pétersbourg. Le visa russe en 2026, expliqué sur notre page ; et pour remplir la demande, le guide détaillé de Venir en Russie.
Pskov se joint presque toujours à Saint-Pétersbourg, à moins de quatre heures de train : c'est la sortie la plus forte qu'on puisse faire depuis l'ancienne capitale. Veliki Novgorod, l'autre ville médiévale du nord-ouest, s'ajoute sur le même trajet, et l'on rentre ensuite vers Moscou.
Les autres destinations :
Photo du bandeau : A.Savin, Wikimedia Commons (FAL).
Pskov avec nous
Petchory, Izborsk et Pouchkinskié Gory sont proches sur la carte, mais mal reliés ; le monastère a ses règles, et le domaine de Pouchkine se comprend mal sans quelqu'un qui connaît les vers. Nous réservons d'ici le chauffeur et un guide francophone, et nous calons les journées sur les horaires des offices.
Pskov et ses environs tiennent en trois ou quatre jours depuis Saint-Pétersbourg.
Ou écrivez-nous d'abord, sans engagement : réponse sous 48 heures.