Accueil Destinations La Carélie
Des lacs à perte de vue, des pins sur des rochers polis par les glaciers, une église de bois à vingt-deux coupoles qui sort de l'eau quand le bateau approche. La Carélie est la Russie du Nord, à la frontière finlandaise : peu de villes, beaucoup d'eau, et en juin une lumière qui ne s'éteint presque plus.
Pourquoi y aller
La Carélie tient entre deux mers intérieures : le Ladoga, le plus grand lac d'Europe, et l'Onega, le deuxième. Sur leurs îles, les moines et les paysans ont bâti ce que la Russie a de plus singulier : les églises de bois de Kiji, classées par l'UNESCO en 1990, et le monastère de Valaam, qui a traversé l'ère soviétique en ruine avant de reprendre vie. Entre les deux, des forêts, des carrières de marbre et des rivières à rapides.
Il faut être franc : c'est un voyage de nature, qui dépend du temps et des bateaux. Kiji et Valaam ne se rejoignent bien qu'à la belle saison, les distances entre les sites sont longues, et les moustiques de juin et juillet n'épargnent personne. En échange, on trouve une Russie calme, peu fréquentée par les étrangers, et des paysages qu'on associe plus volontiers à la Finlande voisine.
Ce qu'on y voit
Petrozavodsk pour l'Onega, Sortavala pour le Ladoga : deux bases, à trois ou quatre heures de route l'une de l'autre.
La capitale de la Carélie, fondée en 1703 par Pierre le Grand autour d'une fonderie de canons. On n'y vient pas pour la ville elle-même, mais son long quai sur le lac, bordé de sculptures offertes par les villes jumelles, est l'endroit où l'on attend le bateau de Kiji.
L'église de la Transfiguration, achevée en 1714, porte vingt-deux coupoles de tremble argenté, et l'église de l'Intercession la complète à côté. Autour, un musée en plein air de maisons paysannes, de moulins et de chapelles venus de toute la région. Une heure et demie d'hydroglisseur depuis Petrozavodsk.
Sur un archipel du Ladoga, un monastère de la Transfiguration aux bulbes bleus, des ermitages dispersés dans la forêt, des moines qui font vivre leurs vergers et leurs ateliers. On y va en bateau depuis Sortavala ou Priozersk ; la visite est simple et réglée, tenue correcte demandée.
Le nord du Ladoga est découpé en fjords et en îlots de granite, les skerries. Une sortie en bateau depuis Sortavala, ou quelques heures en kayak avec un guide, montre le lac sous son meilleur jour, surtout le soir en été.
Une ancienne carrière ouverte au XVIIIe siècle, dont le marbre a servi à Saint-Isaac et au palais de Marbre de Saint-Pétersbourg, aujourd'hui noyée d'une eau turquoise entre ses parois blanches. On en fait le tour à pied, on descend dans les galeries, et un train à l'allure rétro y monte depuis Sortavala.
La Souna tombe de dix mètres en quatre ressauts, au milieu d'une réserve naturelle créée en 1931, à environ quatre-vingts kilomètres de Petrozavodsk. Une demi-journée, à combiner avec Martsialnye Vody, la première station thermale de Russie, ouverte par Pierre le Grand.
Quand partir
Tout tourne autour de la navigation : les bateaux pour Kiji et Valaam circulent de la fonte des glaces aux premières tempêtes d'automne.
Mai
Les glaces quittent les lacs, les cascades sont au plus fort, la navigation reprend vers la fin du mois. Les nuits sont encore fraîches et certains sites ouvrent progressivement.
Juin – juillet
Le soleil se couche à peine, il fait doux, tout est ouvert. C'est la pleine saison et celle des moustiques : emportez un répulsif sérieux et des manches longues pour la forêt.
Août – septembre
Notre saison préférée : moins d'insectes, les myrtilles puis les champignons, les bouleaux qui jaunissent dès la mi-septembre. Les bateaux circulent encore, mais le vent peut annuler une traversée.
Décembre – mars
Neige, lacs gelés, traîneaux à chiens, aurores boréales possibles certains soirs. Kiji ne se rejoint qu'en aéroglisseur quand la glace le permet, Valaam devient difficile d'accès, et le canyon de Rouskeala s'illumine le soir.
En pratique
Petrozavodsk est à une heure et demie de vol de Moscou, ou à une nuit de train couchette, onze heures environ. Depuis Saint-Pétersbourg, le train « Lastotchka » mène à Petrozavodsk et à Sortavala, à environ quatre heures pour cette dernière.
Une voiture avec chauffeur est presque indispensable entre Petrozavodsk, Kivatch, Rouskeala et Sortavala : les cars sont rares et lents. Pour Kiji et Valaam, ce sont les bateaux et leurs horaires qui commandent la journée, et un jour de vent peut tout décaler.
Quatre jours pour l'essentiel : Petrozavodsk et Kiji, Kivatch, puis Rouskeala et Valaam depuis Sortavala. Six jours pour ajouter les skerries du Ladoga, une nuit à Valaam ou une journée de randonnée.
Les cartes bancaires européennes ne fonctionnent pas en Russie : emportez des euros en espèces et changez-les à Moscou ou à Saint-Pétersbourg avant de partir, car Sortavala et les villages du Ladoga n'offrent guère de bureaux de change.
Pour les formalités, la Carélie touche la Finlande, mais la frontière n'est pas un point de passage pour les voyageurs : on y arrive par Moscou ou Saint-Pétersbourg, et c'est là que le visa se contrôle. Notre guide du visa russe en 2026 explique quelle formule choisir, et Venir en Russie vous accompagne dans la demande en ligne.
La Carélie se combine d'abord avec Saint-Pétersbourg, dont elle est le grand dehors : quatre heures de train, et l'on passe des palais aux lacs. On peut monter ensuite vers la mer Blanche et les îles Solovki, dont les bateaux partent de la côte carélienne, ou continuer jusqu'à Mourmansk et l'Arctique par la même ligne de chemin de fer.
Les autres destinations :
Photo du bandeau : Matthias Kabel, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0).
La Carélie avec nous
En Carélie, la difficulté n'est pas de trouver les lieux, c'est de les enchaîner : horaires de bateaux qui changent avec le vent, longues routes sans car, hébergements rares à Valaam. Nous réservons traversées et chauffeur depuis Moscou, et prévoyons un jour de réserve pour la météo.
La Carélie s'ajoute à Saint-Pétersbourg en quatre à six jours.
Ou demandez-nous d'abord quelle saison vous conviendrait : réponse sous 48 heures.